Le plafond du livret A est à 22 950 € — au-delà, l'argent dort250 € par mois pendant 20 ans à 6 % : 115 000 €Trois mois de dépenses de côté avant d'investir un euroPEA : plus-values exonérées d'impôt sur le revenu après 5 ansAssurance vie : 4 600 € de gains par an sans impôt après 8 ansPER : 10 % de vos revenus déductibles, dans la limite du plafondLe plafond du livret A est à 22 950 € — au-delà, l'argent dort250 € par mois pendant 20 ans à 6 % : 115 000 €Trois mois de dépenses de côté avant d'investir un euroPEA : plus-values exonérées d'impôt sur le revenu après 5 ansAssurance vie : 4 600 € de gains par an sans impôt après 8 ansPER : 10 % de vos revenus déductibles, dans la limite du plafond
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Comparateur de placements : trois courbes, même effort

Le comparateur

Comparer plusieurs placements sur la même durée

Un capital de départ, un versement mensuel, une durée : les trois courbes se superposent à effort identique. La bande verte montre l’incertitude attachée à la plus haute.

Comparateur placements : la réponse tient aux chiffres qui suivent, tous datés et rejouables dans les simulateurs du site.

Rendements passés retenus comme hypothèse : ils ne préjugent pas des rendements futurs. Information générale, pas un conseil personnalisé.

Des pièces et des billets en euros posés sur une surface bleueLes chiffres d’abord
Lecture

Comparateur placements : comment lire les trois courbes du comparateur

Les trois supports comparés reçoivent exactement le même argent, aux mêmes dates : seul le rendement annuel retenu change. Le fonds en euros est calculé à 2,5 %, les parts de sociétés civiles de placement immobilier à 4,5 %, un fonds indiciel mondial à 7 %. Ces taux sont des hypothèses de travail correspondant aux ordres de grandeur observés sur longue période, pas des taux garantis. L’intérêt du graphique n’est donc pas la valeur exacte de chaque courbe, mais l’écartement progressif entre elles, et le moment à partir duquel cet écartement devient significatif.

Sous le graphique, les capitaux finaux sont repris en clair, avec le total versé. Rapportez toujours les trois résultats à cette dernière ligne : elle rappelle que l’effort a été identique dans les trois cas. Ce que vous lisez comme un écart de performance est en réalité un écart de rémunération du risque accepté. Une courbe plus haute n’est pas une meilleure décision, c’est une décision différente, dont le prix se paie en années de baisse traversées sans vendre.

Des pièces et des billets en euros posés sur une surface bleueLes chiffres d’abord
Méthode

Comment le comparateur calcule chaque courbe

Le même calcul, trois fois, avec un seul paramètre différent.

Un téléphone posé sur un bureau sombre, une courbe lumineuse à l'écranUn cas concret

Chaque courbe suit la même mécanique. Le rendement annuel est converti en rendement mensuel équivalent, puis appliqué mois après mois au capital en place, auquel s’ajoute ensuite votre versement. Le résultat du mois sert de base au mois suivant, pendant toute la durée retenue. Comme le calcul est strictement identique d’une courbe à l’autre, tout écart visible provient uniquement du taux. C’est précisément ce qui rend la comparaison lisible : aucun autre paramètre ne vient brouiller la lecture, ni les frais, ni la fiscalité, ni le calendrier des versements.

La bande de volatilité obéit à une logique différente. Elle n’est pas calculée à partir des données de marché : elle trace simplement la courbe centrale majorée et minorée de 20 %, pour matérialiser une zone d’incertitude. Sa largeur augmente avec la courbe elle-même, parce qu’un écart en pourcentage appliqué à un capital plus gros donne un écart en euros plus grand. Elle ne prétend pas encadrer toutes les issues possibles : elle rappelle seulement qu’un trait fin est une illusion de précision.

Cas chiffré

Ce que donnent 250 € par mois pendant 15 puis 30 ans

Même versement, même date de départ, trois résultats.

Un téléphone posé sur un bureau sombre, une courbe lumineuse à l'écranUn cas concret

Avec 10 000 € de capital de départ et 250 € versés chaque mois pendant quinze ans, le total sorti de votre poche atteint 55 000 €. Le fonds en euros termine à 68 892 €, les parts immobilières à 82 981 €, le fonds indiciel mondial à 105 367 €. L’écart entre la courbe basse et la courbe haute représente déjà 36 000 €, soit plus de la moitié de l’effort consenti. Portez la durée à trente ans, et cet écart passe à 214 000 € pour 100 000 € versés : la durée amplifie mécaniquement la différence de taux.

Support15 ans30 ans
Fonds en euros 2,5 %68 892 €154 186 €
SCPI 4,5 %82 981 €224 219 €
ETF World 7 %105 367 €368 486 €
Total versé55 000 €100 000 €

Regardez aussi à quel moment les courbes se séparent vraiment. Pendant les cinq premières années, les trois lignes restent presque confondues, parce que le capital est encore dominé par les versements. C’est seulement à partir de la huitième ou dixième année que l’écart devient visible à l’œil nu. Un horizon court n’est donc pas seulement plus risqué pour le support le plus exposé : il ne laisse même pas le temps à son avantage de se manifester.

Un détail mérite l’attention : à quinze ans, le bas de la bande de volatilité du fonds indiciel s’établit à 84 294 €, c’est-à-dire tout juste au-dessus du résultat central des parts immobilières. Autrement dit, dans un scénario défavorable, le support le plus exposé ne fait pas mieux que le support intermédiaire, pour un inconfort considérablement plus grand.

Volatilité

Pourquoi la bande de volatilité compte autant que la courbe

La courbe dit l’arrivée. La bande dit le chemin.

Une courbe lisse donne une impression fausse : celle d’une progression tranquille, où chaque année ressemble à la précédente. La réalité d’un support exposé aux marchés est tout autre. Sur une longue période, il faut s’attendre à plusieurs années de baisse, dont certaines sévères, entrecoupées d’années franchement bonnes. La moyenne finale peut correspondre au taux retenu, sans qu’aucune année n’ait jamais produit ce taux exactement. La bande matérialise cette dispersion et répond à la seule question qui compte vraiment avant de choisir : jusqu’où êtes-vous prêt à voir votre capital descendre sans vendre ?

  • Largeur de la bandePlus le support est volatil, plus la zone d’incertitude est large. Un fonds en euros n’en a pratiquement pas.
  • Effet de la duréeLe bas de la bande remonte avec le temps. Un horizon court laisse la courbe entière dans la zone de perte possible.
  • Le risque de vendreLe principal danger n’est pas la baisse, c’est la vente pendant la baisse, qui transforme une perte théorique en perte définitive.
  • Mélanger les troisRépartir entre les trois supports resserre la bande sans ramener le rendement au niveau du plus prudent.
Des mains qui notent des chiffres dans un carnet à côté d'un ordinateur portableCe qui change vraiment
Prudence

Les erreurs d’interprétation à éviter

Trois raisons de ne pas choisir simplement la courbe la plus haute.

Des mains qui notent des chiffres dans un carnet à côté d'un ordinateur portableCe qui change vraiment

Première erreur : oublier les frais. Les taux retenus ici sont bruts, alors que chaque support supporte des frais propres, d’entrée pour certains, annuels pour tous. Un point de frais transforme 7 % en 6 %, et déplace la courbe haute de plusieurs dizaines de milliers d’euros sur trente ans. Deuxième erreur : oublier la fiscalité, qui dépend de l’enveloppe et non du support. Troisième erreur : comparer des supports dont la liquidité diffère. Retirer d’un fonds en euros prend quelques jours ; revendre des parts immobilières peut prendre des mois.

À retenir

Choisissez la courbe dont vous pouvez supporter la bande. Un rendement espéré que vous abandonnerez à la première baisse de 25 % rapporte moins qu’un rendement modeste tenu jusqu’au bout.

Limites

Ce que le comparateur ne dit pas et où continuer

Une famille marche sur un quai à l'heure bleue, la ville éclairée en faceÀ garder en tête

Le comparateur ne classe pas les supports, il les projette. Il ne tient compte ni des frais, ni de l’impôt, ni de la liquidité, ni du montant minimum d’accès à chacun. Il suppose surtout un rendement constant, alors que la dispersion réelle est précisément ce que la bande cherche à évoquer. Pour convertir ces taux bruts en rendement disponible, passez par le calcul du rendement net et réel. Pour projeter un seul support dans le détail, ouvrez le simulateur de placement.

Les trois familles comparées sont traitées en profondeur ailleurs : le placement sans risque pour le fonds en euros, l’investissement locatif et la rentabilité locative pour l’immobilier, l’ETF World pour la brique actions. La page dans quoi investir les remet côte à côte selon le montant et l’horizon.

Les courbes affichées sont des projections à rendement constant. Il s’agit d’une information générale, pas d’un conseil en investissement personnalisé.

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