Le plafond du livret A est à 22 950 € — au-delà, l'argent dort250 € par mois pendant 20 ans à 6 % : 115 000 €Trois mois de dépenses de côté avant d'investir un euroPEA : plus-values exonérées d'impôt sur le revenu après 5 ansAssurance vie : 4 600 € de gains par an sans impôt après 8 ansPER : 10 % de vos revenus déductibles, dans la limite du plafondLe plafond du livret A est à 22 950 € — au-delà, l'argent dort250 € par mois pendant 20 ans à 6 % : 115 000 €Trois mois de dépenses de côté avant d'investir un euroPEA : plus-values exonérées d'impôt sur le revenu après 5 ansAssurance vie : 4 600 € de gains par an sans impôt après 8 ansPER : 10 % de vos revenus déductibles, dans la limite du plafond
Les 12 plans d’épargne 14 €

Combien épargner pour la retraite ? 3 repères selon votre âge et vos revenus

Pour obtenir 500 € de revenu mensuel complémentaire à la retraite, le capital cible atteint environ 171 500 € avec un retrait annuel de 3,5 %. Le bon effort d’épargne ne part donc pas d’un pourcentage universel, mais du revenu que vous voulez conserver, de votre future pension et du nombre d’années restant avant votre départ.

Combien épargner pour la retraite à partir du revenu visé ?

Le calcul le plus utile commence par votre revenu mensuel net actuel. Retenez ensuite un objectif compris entre 70 % et 80 % de ce revenu à la retraite. Un salarié qui perçoit 3 000 € nets peut ainsi viser 2 250 € par mois, soit un taux de remplacement de 75 %.

Déduisez de cet objectif votre pension nette estimée. Si elle atteint 1 750 €, le manque à financer est de 500 € par mois, soit 6 000 € par an. Avec une règle de retrait fixée à 3,5 % du capital par an, le capital recherché se calcule ainsi : 6 000 € ÷ 3,5 % = 171 429 €. Un objectif arrondi à 171 500 € donne un repère exploitable.

Le capital retraite pertinent ne correspond pas à un multiple arbitraire de votre salaire. Il correspond au revenu annuel manquant, divisé par un taux de retrait prudent.

Le taux de 3,5 % n’est pas un rendement garanti. Il s’agit d’une règle de consommation du capital destinée à limiter le risque d’épuisement sur une retraite longue. À 4 %, le capital nécessaire pour 500 € par mois tombe à 150 000 €. À 3 %, il monte à 200 000 €. Retenir 3,5 % offre un compromis chiffré sans présumer de la performance future des placements.

Revenu complémentaire recherché Besoin annuel Capital à 3 % Capital à 3,5 % Capital à 4 %
300 € par mois 3 600 € 120 000 € 102 857 € 90 000 €
500 € par mois 6 000 € 200 000 € 171 429 € 150 000 €
1 000 € par mois 12 000 € 400 000 € 342 857 € 300 000 €

Pour approfondir le dernier scénario, le calcul détaillé du capital nécessaire pour obtenir 1 000 € par mois permet de mesurer l’effet du taux de retrait et de la durée de consommation du capital.

Trois repères d’épargne selon votre âge

Votre âge détermine surtout la durée de capitalisation. Plus l’horizon est long, plus l’effort mensuel requis diminue. Les repères suivants reposent sur le revenu net mensuel et supposent que l’épargne de précaution est déjà constituée.

Âge Effort mensuel conseillé Repère de capital Priorité
Avant 35 ans 10 % du revenu net 1 année de revenu net à 35 ans Prendre date et automatiser
De 35 à 49 ans 15 % du revenu net 2,5 années de revenu net à 50 ans Accélérer la capitalisation
À partir de 50 ans 20 % du revenu net, ou davantage si le déficit l’exige Capital calculé sur le revenu manquant Sécuriser progressivement

Avant 35 ans : épargner 10 % du revenu net

Avec 2 000 € nets par mois, le premier repère est de 200 € mensuels. Avec 3 000 €, il passe à 300 €. Cette phase sert à installer une épargne automatique et à profiter d’un horizon souvent supérieur à 25 ans.

Le capital cible à 35 ans peut être fixé à une année de revenu net. Pour un revenu de 2 500 € par mois, cela représente 30 000 €. Ce montant inclut uniquement l’épargne consacrée au long terme. La réserve destinée aux dépenses imprévues reste séparée.

Entre 35 et 49 ans : consacrer 15 % du revenu net

À 40 ans, une personne rémunérée 3 000 € nets vise 450 € par mois. Ce taux de 15 % devient prioritaire lorsque le crédit immobilier diminue, que les frais de garde reculent ou qu’une hausse de salaire libère une marge d’épargne.

Le repère intermédiaire se situe à 2,5 années de revenu net à 50 ans. Avec 36 000 € de revenu annuel, la cible atteint 90 000 €. Un capital inférieur ne condamne pas le projet. Il impose un calcul direct du versement requis jusqu’à la date de départ, sans repousser l’ajustement.

À partir de 50 ans : viser au moins 20 % du revenu net

Après 50 ans, le pourcentage du revenu ne suffit plus. Vous devez connaître le montant de votre future pension, la date de départ envisagée et le capital déjà acquis. Le versement mensuel correspond alors au montant nécessaire pour combler l’écart.

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Avec 4 000 € nets mensuels, le repère de 20 % représente 800 €. Si le besoin calculé atteint 1 100 €, c’est ce second montant qui prévaut. À l’inverse, une pension couvrant déjà le revenu visé réduit le besoin de capital financier. Cette règle change aussi pour une personne qui prévoit de vendre un logement ou de percevoir des revenus locatifs durables : seule la fraction nette, après charges et fiscalité, vient diminuer le déficit.

Cas chiffré : constituer 171 500 € entre 40 et 64 ans

Prenons une personne âgée de 40 ans. Elle gagne 3 000 € nets par mois et vise 2 250 € mensuels à la retraite. Sa pension nette estimée à 64 ans est de 1 750 €. Il manque donc 500 € par mois.

  • Revenu complémentaire annuel recherché : 500 € × 12 = 6 000 €.
  • Capital cible avec un retrait annuel de 3,5 % : 6 000 € ÷ 0,035 = 171 429 €.
  • Capital déjà consacré à la retraite : 20 000 €.
  • Durée de placement : 24 ans.
  • Hypothèse de rendement annuel net de frais : 3 %.

À 3 % par an pendant 24 ans, les 20 000 € déjà placés atteignent environ 40 660 €. Il reste 130 769 € à constituer. Avec des versements mensuels constants et une capitalisation mensuelle à 3 % l’an, l’effort nécessaire ressort à environ 311 € par mois. Le capital final approche alors 171 500 € à 64 ans.

Sans rendement, il faudrait verser environ 526 € par mois : (171 500 € − 20 000 €) ÷ 288 mois. La durée et la capitalisation réduisent donc l’effort, mais le taux de 3 % reste une hypothèse de travail, pas une promesse.

Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.

Le revenu actuel permet d’estimer rapidement le capital cible

Pour un premier cadrage, retenons un objectif de retraite égal à 75 % du revenu net et une pension représentant 65 % de ce même revenu. Le déficit correspond alors à 10 % du revenu actuel. Cette hypothèse sert uniquement de simulation. Votre estimation de pension remplace ensuite ce ratio.

Revenu net actuel Revenu visé à 75 % Pension simulée à 65 % Manque mensuel Capital cible à 3,5 %
2 000 € 1 500 € 1 300 € 200 € 68 571 €
3 000 € 2 250 € 1 950 € 300 € 102 857 €
4 000 € 3 000 € 2 600 € 400 € 137 143 €
5 000 € 3 750 € 3 250 € 500 € 171 429 €

Le taux de remplacement réel est souvent moins favorable pour les revenus élevés, car tous les revenus ne produisent pas les mêmes droits à pension. Pour un indépendant, une carrière interrompue ou un départ avant le taux plein, utilisez directement l’estimation nette de pension plutôt qu’un pourcentage standard.

Quels placements utiliser pour préparer sa retraite ?

L’épargne retraite doit être répartie entre disponibilité, recherche de performance à long terme et maîtrise du risque. Un horizon supérieur à quinze ans autorise une exposition significative aux marchés financiers diversifiés. Cette part doit ensuite diminuer à mesure que la date d’utilisation du capital approche.

Le plan d’épargne retraite bloque en principe l’argent jusqu’à la retraite, avec des cas de déblocage anticipé prévus, notamment pour l’acquisition de la résidence principale et certains accidents de la vie. Son avantage fiscal concerne surtout les foyers imposés dans les tranches marginales de 30 %, 41 % ou 45 %. Les tranches marginales d’imposition sont de 0 %, 11 %, 30 %, 41 % et 45 %.

Les versements sont déductibles dans la limite du plafond disponible. Le repère est fixé à 10 % des revenus professionnels, avec un plancher de 4 637 €. Le montant personnel utilisable figure sur l’avis d’impôt. Une déduction de 5 000 € procure une économie immédiate de 1 500 € à une tranche marginale de 30 %, contre 550 € à 11 %. La sortie reste fiscalisée suivant la nature des versements et des gains. Le détail du calcul est présenté dans le guide consacré au PER et à l’économie d’impôt.

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L’assurance vie conserve une disponibilité plus large. Après huit ans, l’abattement annuel sur les gains retirés atteint 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple, puis le taux d’impôt est de 7,5 % dans les limites prévues, auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux. Le PEA, plafonné à 150 000 € de versements, constitue une autre enveloppe de long terme pour investir en actions éligibles.

Gardez une poche disponible avant de bloquer l’épargne

Une épargne retraite ne doit pas absorber la réserve de sécurité. Conservez trois à six mois de dépenses sur des livrets disponibles. Au 1er août 2026, les taux et plafonds sont les suivants.

Support Taux au 1er août 2026 Plafond de versements
Livret A 1,70 % 22 950 €
LDDS 1,70 % 12 000 €
LEP 2,70 % 10 000 €
Livret jeune 2,00 % 1 600 €
PEL ouvert en 2026 1,75 % 61 200 €

Le LEP est réservé aux personnes qui respectent les conditions de revenu. Le livret jeune est destiné aux 12-25 ans. Le PEL n’offre pas la même disponibilité qu’un livret et ses intérêts sont fiscalisés. Hors enveloppe fiscale, les revenus financiers relèvent en principe de la flat tax de 30 %, composée de 12,8 % d’impôt et de 17,2 % de prélèvements sociaux.

Révisez le calcul après chaque changement de revenu

Actualisez votre objectif tous les deux ans, puis chaque année durant les cinq années précédant le départ. Reprenez les quatre données qui déterminent le résultat :

  1. le revenu mensuel net que vous voulez conserver ;
  2. la pension nette estimée à la date de départ choisie ;
  3. le capital retraite déjà constitué ;
  4. le nombre de mois restant pour épargner.

Une hausse de salaire ne doit pas être entièrement transformée en dépenses courantes. Affecter la moitié de cette hausse à la retraite maintient l’effort sans réduire le niveau de vie acquis. Une prime peut aussi compléter les versements mensuels, à condition de conserver la réserve de sécurité.

À dix ans du départ, réduisez progressivement la part exposée aux fluctuations. L’objectif consiste à éviter une vente forcée après une baisse de marché. Les sommes nécessaires aux premières années de retraite gagnent à être placées sur des supports moins volatils, tandis que le capital destiné aux années plus lointaines conserve un horizon supérieur. D’autres repères d’âge et de préparation sont regroupés dans la rubrique retraite et épargne de long terme.

Information générale, non assimilable à un conseil en investissement personnalisé.

Margaux Delcourt
Margaux Delcourt

Douze ans derrière un bureau de conseillère patrimoniale dans une banque régionale, à Nantes. Ce qui m'a fait partir : le catalogue maison, qu'il fallait placer avant d'écouter. Depuis 2024 j'écris ici avec les…

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